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Parrainer un enfant





















































































































































































Objectifs :

Ces projets visent à l'alphabétisation de la communauté Samburu et à lui fournir une aide sanitaire.
Pour atteindre ces objectifs, il est prévu de construire une école maternelle pour les enfants de 4 à 6 ans et l'introduction d'un programme de cours du soir pour les guerriers et jeunes filles.

Par la suite une aide sanitaire pourrait être donnée grâce à l'installation d'une clinique mobile à « dos de dromadaires ». Le projet sera entièrement géré par la communauté de Samburus de la région de Matapes. Il sera aidé financièrement par l'Association du Calao asbl, qui obtiendra ses fonds par des dons, participation dans des marchés et organisation de soirées caritatives. Le matériel de premier secours sera offert par l'organisation "Hopital Sans Frontière", Belgique).



Location géographique et écologie :

Le projet est développé dans une région très aride du Kenya, qui est située au sud du Sahel et bénéficie de peu de périodes de pluies intenses.
La communauté Samburu y est installée à 1 jour de route de Baragoi, près de la rivière Milgis, au creux des montagnes N'Dotos.
Les Samburus sont semi-nomades et l'essentiel de leur temps est consacré à l'élevage du bétail. Cela ne leur donne pas la possibilité de vivre près des écoles et à fortiori de les fréquenter.
Ainsi, il n'est pas rare pour un Samburu de devoir faire un minimum de 2 à 3 heures de marche pour atteindre l'école la plus proche.
Les anciens comptent sur les garçons pour l'entretien et la vente du bétail. Ceux-ci sont donc amenés à rester des bergers et ne peuvent pas accéder à l'éducation.


L'écosystème de cette région est perturbé, en grande partie par l'irrégularité des pluies d'une année à l'autre.
Les périodes de sécheresse sont de plus en plus longues, ce qui prive les plantes endémiques à cette région d'une croissance normale et contribue à décimer une grande partie du bétail.
Durant la fin des années '90, les raids réguliers des Turkanas (tribu adverse) ont aggravé la situation du bétail. Les proies (zèbre, buffles, antilopes .) ont été décimées ; par contre la population de prédateurs a augmenté.
Les Samburus sont obligés de réagir au plus vite lors des périodes de grande sécheresse, car les proies restantes ne survivent pas à ces conditions climatiques et les prédateurs s'attaquent naturellement au bétail des Samburus.

Une étude en co-opération avec le Kenya Wildlife Services (organisme officiel chargé de la protection de la faune et flore du Kenya) a été faite par Sophie Decelle et a bien prouvé l'impact important de la vie sauvage sur le bétail des Samburus.
Les Samburus ont demandé au Kenya Wildlife Services de leur donner les moyens techniques et/ou financiers pour gérer ce problème qui s'aggrave de jour en jour.
Les Samburus ne désirent pas combattre la vie sauvage car comme eux les prédateurs font partie intégrante de l'environnement, mais ils se disent très frustrés du peu d'aides reçues par les autorités locales.

L'Association du Calao a pour objectif principal l'élaboration et le soutien de projets de développements en Afrique de l'Est et de l'Ouest.
L'Association du Calao asbl amorce sa participation avec un projet éducatif dans les régions du Nord Kenya favorisant l'alphabétisation de l'ethnie Samburus, des nomades et bergers vivant juste au-dessus de l'Equateur.
Malgré la place peu réelle de cette société au sein de l'Afrique de l'Est moderne, ils réussissent à garder et à entretenir leurs rituels et traditions culturelles dans les zones rurales.
Leur vie semi-nomade gérée par les besoins alimentaires du bétail, ne leur donnent pas la possibilité de vivre aux alentours des écoles.



Après une étude exhaustive des besoins éducatifs des villages de Matapes, dans la région de Latakwen (est-Baragoi), le projet sera réparti en trois étapes :


1. Construction d'une école maternelle.


Cette construction a démarré fin 2004 et a ouvert ses portes le 6 Février 2006.
L'école accueille 2 classes maternelles, comprenant chacune 30 enfants. Il y aura par classe maternelle 2 sessions: une session le matin pour 15 écoliers incluant un goûter et un déjeuner ; une autre session l'après-midi pour les 15 autres écoliers de la classe avec un goûter et un dîner.
Un programme de cours du soir, nommé Lchekuti, est aussi proposé afin de donner la possibilité aux garçons et hommes ainsi qu'aux jeunes filles d'apprendre à lire après leur travail journalier.
En plus, il n'y a aucune contrainte vestimentaire.
Aucun uniforme n'est obligatoire, ce qui encourage les jeunes à participer à ce type de programme.
Il est développé d'une manière flexible et respectueuse des traditions socio-économiques et culturelles des Samburus.


2. Equiper l'école d'une structure d'accueil du style pensionnat ; le but est de permettre aux jeunes d'être logé et ainsi continuer leur éducation quand le reste de la famille migre à la recherche de pâturages pour leur bétail.
Cette structure consisterait de deux huttes-dortoir, une pour les filles et une pour les garçons.
Une cuisine, une arrivée d'eau et l'électricité obtenue par des panneaux solaires seraient à prévoir dans l'avenir.



Trois instituteurs sont en poste. Ils sont originaires de la Communauté Samburu locale et possèdent les diplômes nécessaires à l'obtention d'un contrat de fonctionnaire.


L'infrastructure de l'école comprend :
- 2 classes, 1 cuisine et une salle de réunion pour le corps enseignant.
- 2 latrines (1 pour fille et 1 pour garçon) seront construites à l'extérieur des bâtiments de l'école.
Le terrain est défriché, par contre les arbres sont conservés.
Une clôture naturelle est faite autour de l'école et le terrain de jeux.
Le terrain obtenu pour les projets est situé près d'une rivière où de nombreux animaux viennent s'abreuver, ce qui permettra aux enfants d'avoir un contact direct avec la nature.


2. Construction d'une case de santé.


3. Mise en place d'une clinique mobile « à dos de dromadaires ».

Les villages des Samburus, dits « manyatta » (regroupement par clans), sont assez dispersés dans la région.
Il y a en moyenne une demi-journée de marche entre manyattas.
Une caravane de dromadaires est proposée afin d'atteindre les « manyattas » de la région (pas de fuel, donc pas de voitures).
L'achat de jeunes dromadaires a été faite en 2005, car ils doivent être domestiqués pour le transport des personnes et du matériel suivant :
a. Médicaments destinés aux êtres humains ;
b. Médicaments destinés au bétail ; le bétail est la ressource principale des Samburus.
Si le bétail venait à disparaître, il y aurait exode vers les villes.
La santé des Samburus est liée à la santé de son bétail.
En proposant ce concept, il y aura peu de changements dans la vie pastorale des Samburus.


Ces trois projets dépendront aussi de la disponibilité de l'eau.
Compte tenu des coûts de forage d'un puits et afin de ne pas développer des changements radicaux dans la société Samburu, le conseil des anciens a décidé que les Samburus creuseraient de leurs propres mains un puits près de la rivière permanente « Great Milgis ».





Implémentation du projet :

Pour ce qui est de la construction de l'école, l'Association du Calao asbl a apporté une aide financière limitée aux dépenses de construction des infrastructures et à l'emploi du personnel de l'école pendant au moins une année scolaire complète.
L'autorisation de la construction a déjà été accordée en octobre 2004 par le Ministère de l'Éducation, des Sciences et Technologies du Kenya.
L'école est maintenant inscrite auprès du Ministère de l'Éducation comme établissement public, donc le gouvernement et/ou la communauté devra s'occuper du suivi.
Après la construction, une visite est prévue par ce Ministère afin d'en vérifier les infrastructures.
L'Association du Calao asbl compte prendre en charge les frais de construction et les frais éducatifs pendant 1 an après l'ouverture de l'école.

La construction du puits ainsi que l'installation des réservoirs à eau ont été également prise en charge par l'Association du Calao asbl.

Pour ce qui est de la construction du dispensaire et la mise en place d'une clinique mobile, ces projets seront proposés à différentes ONG internationales afin d'obtenir leur appui logistique et financier.



Association calao - email : contact@calao-africa.org